CambremerNous avons donc minutieusement préparé l'itinéraire aller, puis l'itinéraire retour pour cheminer en évitant les longues montées et les routes trop fréquentées. 

Nous avons scruté la météo 15 jours à l'avance et assuré un suivi quotidien de l'évolution... 

Et puis... nous sommes partis ! 

C'était donc dimanche dernier, le départ a eu lieu vers 8h15. La brume matinale étouffait les bruits, les voitures étaient rares et vite disparues : nous pédalions presque seuls et Meriadeg s'est vite assoupi, bien emmitouflé dans sa remorque. Le soleil brillait faiblement, puis de plus en plus convaincant, il a chassé la brume avant que nous ne passions Troarn. 

A partir de Troarn, nous avons suivi la pente vers Janville et les marais de la Dives. Qui dit marais, dit plat pays, balade horizontale et sereine entre les canaux et les prés verts... En fait, pas vraiment ! L'église de Janville surveille bien le canal Oursin, mais elle ne prévient pas la petite côte qui se cache derrière la Muance pour accéder au Grand Plain ! Avec un nom comme ça, ce devrait être plat... Oui, une fois monté et avant de redescendre. De même, sur la carte, Le Ham semble perdu en bordure des marais, mais son église domine de quelques mètres l'humidité des prés : il faut bien gravir ces quelques dénivelés pour suivre la route qui chemine ensuite sur la colline en gardant une vue sur les marais qui s'ébrouent au soleil. Quelques chasseurs nous doublent en 4x4 et s'arrêtent plus loin. On entend des coups de feux, mais les lapins gambadent toujours dans les prés. 

Une petite montée encore et on passe sous la ligne à haute-tension avant d'arriver Hotot-en-Auge puis Victot-Pontfol et son château baigné par des douves mais bien caché derrière ses grands arbres. L'église regarde, impassible, ce domaine qui serait passé aux mains d'un Cheik Quatari. On arrive ensuite sur la grand'route qui relie Le Carrefour Saint-Jean à Bonnebosq ; on ne la suivra que sur 1km pour bifurquer tout de suite à droite vers les Bas-Vents et sa côte raide, raide, raide... qui durera plus d'1 km et où l'on a dû descendre de tandem pour pousser à pied. Notre vitesse moyenne a pâti des nombreuses haltes nécessaires pour que l'on reprenne notre souffle. Meriadeg ne semble pas comprendre pourquoi ses parents ne pédalent plus et pourquoi la vitesse est si lente... Cette côte était prévue, attendue et redoutée ; elle fut gravie patiemment, lentement, courageusement ! La petite route bien lisse et plate qui nous attendait tout en haut nous a réconfortés, ainsi que les trouées dans les arbres qui bordaient le chemin : au fur et à mesure que nous grimpions, le panorama s'élargissait et la vue valait bien ses quelques efforts. 

Une belle descente encore et nous voilà en plein centre de Cambremer ! On décharge les menues affaires et nous voici prêts à partir pour une balade pédestre de 7 km. Autant dire que l'apéritif et le pique-nique qui ont suivi étaient bien attendus ! 

Les données techniques du trajet (source GPS du smartphone) : 

  • Distance = 29.49 km
  • Durée totale = 1h48'17" (déplacement = 1h40'22")
  • Vitesse moyenne = 16,34 km/h (déplacement = 17,63 km/h) ; nous étions environ à 18,5 km/h de moyenne avant la grosse montée. 
  • Vitesse maximale = 35.57 km/h

Nous sommes repartis vers 16h30 de Cambremer en prenant tout de suite un itinéraire différent : pas question de faire fondre nos freins sur la descente que nous avions gravie à l'aller ! J'ai préféré prendre la direction de Rumesnil qui a été atteint en trois coups de pédales et de longues pauses en roue libre : la route est bien agréable quand on n'a pas à forcer et qu'elle offre une jolie vue sur le vallon en contrebas. 

Rumesnil devait nous faire remonter un peu, mais finalement ce fut imperceptible et nous pédalions sans trop forcer sous le couvert des arbres sur une petite route très tranquille en regardant à droite et à gauche les hautes collines que nous ne voulions plus escalader. 

On passe au nord de Victot-Pontfol et on rejoint la route empruntée le matin un peu après Hotot-en-Auge. On retrouve ainsi Le Ham, mais en descente cette fois et on a moins de temps pour admirer cette jolie entrée plantée de pommiers nains (vraiment nains) qui portaient des pommes de taille tout à fait normale. Nous retraversons les marais, remontons vers Saint-Pierre du Jonquet et le Grand Plain et nous prenons notre élan dans la descente pour passer rapidement au-dessus de la Muance et du canal Oursin pour ne pas trop peiner à atteindre l'église de Janville où nous bifurquons pour ne pas prendre la même route qu'à l'aller. Nous savons que nous aurons une côte à gravir, mais elle ne devrait pas être trop longue... Malheureusement, elle démarre tout de suite à droite après le stop : pas moyen de prendre de l'élan ! Nous marcherons donc un peu à pied avant de nous arrêter pour une courte halte à l'ombre. 

L'arrivée sur Troarn ne présente ensuite plus aucune difficulté : c'est quasiment plat et les voitures ne sont pas trop pressées sur la route de Saint-Pair. Nous profitons ensuite de la belle descente de Troarn pour engranger de l'inertie et de la vitesse sur la route de Sannerville ; heureusement pour nous, nous n'avons pas eu à trop ralentir pour passer les deux rond-points sous l'autoroute. Sannerville est passé et vient ensuite la pire portion du voyage : le faux-plat montant qui nous amène à Démouville. La D675 est bien utilisée et la maigre bande octroyée aux véhicules plus lents ne présente pas beaucoup de protection ; les voitures, camions et autres motos bruyantes nous dépassent sans ralentir et sans un écart... C'est pénible et l'on a vraiment hâte d'arriver dans le bourg de Démouville. 

C'est bientôt chose faite et il n'est pas encore 18h30 quand nous arrêtons le tandem devant la maison : mission accomplie et journée bien remplie ! De jolis paysages traversés, on ne compte pas les vergers couverts de pommes, quelques montées dont on se souviendra, mais aussi beaucoup de plaisir à rouler sur de petites routes très tranquilles dans un environ boisé avec pour seule compagnie le chant des oiseaux et le réconfort du soleil encore estival. 

Les données techniques du retour : 

  • Distance = 31.57 km
  • Durée totale = 1h51'20" (déplacement = 1h42'05")
  • Vitesse moyenne = 17,01 km/h (déplacement = 18,55 km/h)
  • Vitesse maximale = 36,8 km/h
On a tout augmenté au retour : la durée, le nombre de pauses, le kilométrage et la vitesse ! Même pas fatigués (ou si peu...) ! 
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