Initialement, c'est l'étape Rennes -> Mont Saint-Michel qui m'avait attiré : à faire en tandem ! Puis une idée saugrenue avait fait son apparition : faire Rennes -> Mont Saint-Michel en tandem et Mont Saint-Michel -> Crèvecoœur-en-Auge (voire Démouville) en vélo solo. 
La logistique n'étant pas très aisée, c'est finalement la seule étape Mont Saint-Michel -> Crèvecœur-en-Auge qui sera effectuée par votre serviteur ; pourtant, ma fidèle coéquipière n'était pas opposée du tout à l'idée mais le lever aux aurores, les horaires de train qui ne collaient pas tout à fait, les complications à prévoir avec la remorque du moussaillon ont pesé plus lourd que la motivation. 

Cette étape avec une petite extension pour rentrer à la maison me permettait également de valider un objectif perso : vérifier que la machine et le bonhomme sont capables de rouler 200 km, si possible dans les limites horaires d'un BRM. 

Voici donc un résumé de cette journée un peu inhabituelle sur mon vélo habituel, en attendant les photos qui sont encore dans l'appareil : 

Super journée ! :D 
Départ du Mont Saint-Michel avec un joli rayon de soleil pour motiver les troupes (10 cyclistes). On a pris la voie verte en stabilisé : bien détrempée par la pluie de la nuit, ça collait, ça glissait et ça ne roulait pas trop vite. :boulet Malgré les 2 x 4km quotidiens comme seul entraînement et le prix du "vélo le plus vieux / bon marché", je ne suis pas encore distancé. Il valait mieux être chaussé en 25 ou 28 qu'en 23... ça tombe bien, je suis en 25.
2 crevaisons dans le groupe : 1 juste après le départ (moins d'1 km) et 1 en début de la voie verte. Réparations express à chaque fois. Et première satisfaction : ce n'est pas chacun pour soi, le groupe s'arrête, s'entraide. Finalement, j'arriverais peut-être avec les autres et pas tout seul derrière. 

Petite déviation sur le parcours prévu avant Mortain : on oublie la voie verte collante et humide pour rester sur la route. Ca descend et ça monte fort ! Quelques gouttelettes nous rafraîchissent un peu, mais on sèche vite grâce aux côtes et aux descentes (la route est droite, mais pas plate pour un sous) jusqu'à Vire. 
Arrêt pique-nique et café : la voiture et le camping-car nous ont précédés et tout est prêt pour nous accueillir. Ca mange, ça discute des projets, des vélos, du magazine (dodécaudax, paris-Brest-Paris, randonnées diverses et variées et autres sujets). 

On a pris le temps de se poser... mais la reprise va être sévère si l'on tarde trop... :twisted: 
On repart et on grimpe tout de suite vers Estry, puis ça déroule vers Danvou la Ferrière : c'est l'occasion d'apprendre à prendre des relais pendant une petite échappée à trois... et c'est là que je constate que mon petit pignon de 16 est quand même bien grand pour assurer la locomotive à 40 km/h... On a bien joué avant de remonter au Plessis-Grimoult où l'on passe au pied de l'émetteur TV du Mont Pinçon (point culminant du Calvados). La descente qui suit, vers Thury-Harcourt, est une tuerie ! 
J'avoue, j'ai freiné... :oops: Mais je le sentais moyen ce revêtement disloqué avec gravier et mes pneus bas de gamme B'Twin... Sur ce type de descente, le GPS offre l'avantage de montrer à l'avance les virages : on freine à bon escient... ou on ne freine pas du tout ! :wink: Pas de bol pour moi, je n'ai qu'une feuille de route sur ma sacoche pour me guider. 
En éditant cette feuille de route, j'avais bien repéré Thury-Harcourt, justement : un mur pour descendre (-330m), un mur pour remonter (+150m) avec un peu de circulation pour corser le tout. Heureusement, le salon de thé (alias camping-car) nous attendait en haut de la côte pour une pause réconfortante : thé / café / petits gâteaux : ils font les choses à fond chez 200 ! 

Cette pause méritée et revigorante nous a permis d'attaquer le dessert : une longue descente en faux plat si l'on excepte deux trous desquels il faudra sortir malgré tout et une bosselette qui nous donnera un peu d'élan pour finir l'étape. Les champs de blé et de colza ne sont pas encore moissonnés, quelques nuages s'annoncent mais rien ne tombera avant qu'on ne se sépare à Crèvecœur-en-Auge. 

Pour repartir vers la maison, j'ai préféré éviter la route directe vers Caen (qui est aussi plutôt fréquentée) et j'ai récupéré un itinéraire déjà parcouru en tandem à partir de Cambremer. Mais entre Cambremer et Crèvecœur, il y a Saint Pair DU MONT et Saint Laurent DU MONT... La toponymie a ceci de génial : tu peux aisément deviner le relief rien qu'en lisant les panneaux ou en déchiffrant la carte. Et l'appellation n'est pas usurpée !! :yikes On monte tout à gauche, lentement mais sûrement ; on fait une pause pour admirer le paysage qui devient de plus en plus gris et on reprend l'ascension. 

Après cette dernière difficulté, un petit coup de fil à la maison pour rassurer l'équipe de soutien et BANZAI dans la descente jusqu'à Rumesnil via Cambremer ! :lol: 
La pluie s'est invitée à la balade, mais cela rafraîchit un peu les idées et tient compagnie : je suis sur une route sans aucune circulation. 
Je retrouverais mes amies les automobiles à Troarn et pour la traversée de Sannerville, juste avant d'arriver à la maison. 

J'ai juste le temps de ranger le vélo dans le garage que j'entends les cloches égrener les 9 coups de 21h : contrat rempli ! Je suis à la maison, content, un peu beaucoup trempé, pas trop endolori (même si j'appréhende la reprise du vélotaf le lendemain matin), et dans les temps (13h en comptant très large). Well done boy ! 8) 

Finalement, le meilleur moment de cette balade, ce fut encore la douche chaude + le dodo à la maison ! :lol: 

Pour ceux qui aiment les chiffres et les graphiques : 
Strava
Ride with GPS

Manque de bol, mon smartphone n'a pas repris la trace après mon coup de téléphone à l'équipe de soutien... Heureusement que j'avais tout remis à zéro sur mon compteur : 
- 209,49 km roulés
- 24.5 km/h de moyenne 
- 8h32:19 en roulant
- 12:28:13 (chrono déclenché au départ et stoppé uniquement à la maison)
- 63,9 km/h max dans une descente avant Vire : départ roue libre en haut du toboggan géant tout droit ! :velo4